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24H du Mans 2020 : Les pilotes IDEC SPORT donnent leur vision du Mans

Alors qu’il ne reste qu’une semaine avant que le départ de la 88ème édition des 24 Heures du Mans ne soit donné à 14h30 samedi 19 septembre, les pilotes IDEC SPORT ont livré leur pensée sur cette course mythique à travers quelques questions. 

Quel adjectif pour décrire les 24 Heures du Mans ? Ce n’est pas chose aisée que de choisir le bon adjectif, mais les pilotes IDEC SPORT Paul Lafargue, Paul-Loup Chatin et Richard Bradley ont livré leur ressenti sur le double tour d’horloge avant de glisser dans le baquet pour affronter les 13,626 kilomètres du tracé Sarthois dès la semaine prochaine.

Que représentent les 24H du Mans pour toi ? 
Paul : C’est la plus grande course d’endurance au monde donc c’est une consécration d’y participer avec IDEC SPORT.
Paul-Loup : C’est nos Jeux Olympiques à nous. C’est la course de l’année, un mythe, une légende, un des plus beaux évènements au monde. Et c’est un peu ma course à domicile car j’ai vécu toute ma jeunesse autour du mans.
Richard : C’est tout ce que j’aime dans le sport auto. Je ne voulais pas faire de la F1 quand j’étais plus jeune mais le Mans. C’est incroyable de pouvoir courir là bas.

Quel est ton meilleur souvenir sur cette course ?
Paul :
La première fois que je suis venu avec mon père, ça m’a marqué. J’ai adoré l’ambiance, nous sommes arrivés à la tombée de la nuit. On voit la grande roue, les voitures qui passent, c’est magique, tout simplement.
Paul-Loup: Mon podium 2014 pour ma première participation et ma pole 2018 avec IDEC SPORT.
Richard : Je dirais 2015, où on a signé la pole position puis remporté la course en LMP2. C’est mon souvenir le plus incroyable.

Et le pire ? 
Paul : L’abandon en 2018. On était bien placés et on a eu un problème mécanique qui nous a privé d’un très bon résultat.
Paul-Loup : L’abandon à quelques heures du but en 2018 alors qu’on jouait la victoire.
Richard : L’édition 2016, où nous avions une stratégie pour gagner la course mais on n’a pas eu de chance, on a tapé des débris, ça a engendré différents problèmes et on a abandonné.

Quel est ton virage préféré ? 
Paul : Tertre Rouge. C’est un virage serré qu’on passe à une vitesse incroyable.
Paul-Loup : Les S Porsche.
Richard : Les virages Porsche, où j’arrive toujours à être rapide. Mais maintenant qu’ils ont reculé les murets je dirais peut-être Terte Rouge car il a une saveur de virage old school.

Qu’est-ce qui rend cette course unique ?
Paul 
: Les couchers et levers de soleils rasants. Il n’y a qu’au Mans que ça aveugle comme ça. Je baisse ma visière à certains endroits pour être moins ébloui.
Paul-Loup : Son tracé, qui est historique et où les évolutions n’ont rien enlevé  à la magie du circuit. Et l’engouement qu’il y a autour.
Richard : Avec le Mans, on regarde le circuit et on pense qu’il n’est pas si compliqué, mais une seule erreur et tout s’arrête. Sur les autres courses ce n’est pas comme ça. C’est vraiment le Mans qui choisit qui gagne.

À quoi pense-t-on au volant d’une LMP2 sur un tel tracé ?
Paul :
Juste à piloter, rester concentré.
Paul-Loup : À faire du mieux possible, de faire mon travail tout en ayant conscience de la chance qu’on a de piloter ces voitures sur ce circuit.
Richard : On se concentre sur le pilotage, mais je me demande en permanence comment être le plus rapide possible.

Comment se prépare-t-on pour être à 100% sur 24H ?
Paul :
Il faut être prêt physiquement et donc faire du sport mais aussi savoir se reposer, savoir faire des siestes rapides même si j’ai un peu de mal avec ça. Mes premières 24H je n’ai pas assez dormi et je me suis cramé avant la fin.
Richard : On s’entraine comme d’habitude pour préparer la course. D’ailleurs tout de suite je fais du vélo et c’est ma pause à mi-parcours. Sur place Il faut savoir se reposer car c’est la clé.
Paul-Loup : La clé c’est d’être encore à 100% le samedi avant le départ car normalement on a un emploi du temps chargé. Il y a un risque de puiser dans ses batteries avant le départ. Pour s’y préparer c’est une préparation tout au long de l’année pour rester à haut niveau, avec une hygiène de vie rigoureuse et beaucoup de sport. On ne peut pas se préparer juste deux semaines avant.

Le Mans ou Le Mans 66?
Paul :
Le Mans 66, c’est plus dynamique.
Paul-Loup : Les deux. Le premier pour la prouesse technique quand il a été tourné et son réalisme. Et l’autre pour la vitrine exceptionnelle que ça a apporté sur la course.
Richard : Le Mans. Sans hésiter. Le Mans 66 c’est trop romancé.

La voiture qui t’a le plus marqué ? 
Paul : La Mazda 787B, qui a remporté l’édition de 1991 avec la mythique livrée orange et verte. Le moteur rotatif crie comme jamais.
Paul-Loup : En étant fier de nos couleurs, la Peugeot 908 HDi FAP qui s’est imposée en 2009 et qui m’a fait rêver lors de mes débuts en sport automobile, et sinon de manière plus globale, la Porsche 917 de 1970, la première Porsche à remporter les 24H du Mans.
Richard : Je vais dire l’Oreca 05 de 2015 avec laquelle j’ai gagné. On avait le châssis 001. Mais sinon peut-être que je dirais la Toyota GT-One.

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