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La préparation d’IDEC SPORT en début de saison

Faire fonctionner une écurie automobile à haut niveau demande beaucoup de moyens, de sacrifices et de temps. Découvrez les détails d’un lancement de saison dans l’univers des LMP2 avec IDEC SPORT.

Si vous pouvez utiliser votre voiture comme bon vous semble et à n’importe quel moment, il faut savoir qu’en sport automobile, il ne suffit pas de tourner une clé de contact pour démarrer les bijoux mécaniques qui composent la flotte IDEC SPORT.

Bien avant d’arriver sur les circuits, IDEC SPORT prépare ses voitures dans ses ateliers, des semaines en amont, tellement la dose de travail est colossale.

Une voiture qui vient de terminer une saison commence par être totalement démontée jusqu’à se retrouver nue. Ce processus prend deux semaines entières à un mécanicien chevronné. Si toutes les pièces sans exception sont examinées, certaines repartent chez leur constructeur pour être analysées, comme le moteur, la boite de vitesse ou le volant. IDEC SPORT procède au remplacement des pièces arrivées en fin de vie (selon leur kilométrage) et estime l’usure des autres pour voir si un changement est nécessaire. Chaque pièce est étiquetée et nettoyée. À cet instant, il ne reste qu’une coquille de noix (la coque centrale) qui ne ressemble pas plus à une voiture qu’elle ne ressemblerait à un avion.

Le remontage dure trois semaines en respectant scrupuleusement le cahier des charges du constructeur. La voiture est ensuite démarrée pour vérifier que tous les systèmes marchent et qu’ils n’existe pas de fuite. Mais là encore, ce n’est pas simple. Le moteur doit être branché pendant une trentaine de minutes avant de le démarrer afin que l’eau atteigne les 50°C. Ce processus doit être respecté avant chaque roulage.

Une fois la voiture en état de marche et déverminée, il faut penser à toute la logistique qui va autour de la compétition. Chez IDEC SPORT, pas moins de 3 semi-remorques et 24 personnes sont mobilisées pour s‘occuper des deux LMP2. Les camions sont remplis de pièces indispensables à la bonne marche des voitures, de pièces de rechange, mais également de tout ce qui sert au fonctionnement d’une écurie de course comme les installations des ingénieurs, qui doivent être connectées sur un réseau spécifique afin de se lier aux voitures ou bien encore de quoi monter le stand ou tout le nécessaire pour les pneumatiques (armoires chauffantes, jantes, différentes gommes, etc…). Évidemment, il ne faut rien oublier sur la check liste et composer avec les emplois du temps des différents acteurs de l’écurie, qui va des mécaniciens aux pilotes en passant par les ingénieurs, les directeurs ou la communication.

Si tout se passe bien, les prototypes rejoignent leur box la veille de la compétition. Il faut encore travailler dessus et s’assurer qu’ils vont pouvoir passer les vérifications techniques. C’est cet examen qui décide si la voiture a le droit de rouler ou non. Il en va de même pour les pilotes, qui doivent faire vérifier leurs équipements. Les normes de sécurité sont très strictes en sport automobile afin de prévenir un maximum de risques.

Une voiture telle qu’une LMP2 est un objet de précision, un bijou mécanique qui, une fois en piste, se meut tel un félin. Mais dans les stands ou lors de presque tout autre moment hors roulage, l’auto ne touche pas le sol . Elle est déplacée sur roulettes, afin de ne pas l’abîmer et ne pas risquer de perturber les réglages, ou bien posée sur ses vérins . Drôle de paradoxe pour un monstre qui avale les virages plaqué au sol par plusieurs centaines de kilos de charge aérodynamique et qui file à plus de 300 kilomètres heures.

Les voitures sont vérifiées après chaque sortie en piste, qu’il s’agisse d’une course, d’un essai ou d’une qualification. Le cycle se remet en route. Ainsi va la vie d’une équipe de sport automobile.

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