Partie de la pole position, la #18 IDEC SPORT a terminé quatrième des 4 Heures de Spa-Francorchamps, quatrième manche de l’European Le Mans Series 2026. La #28 a pris la dixième place au terme d’une course marquée par de nombreuses interventions de la Safety Car. Retour sur quatre heures où rythme, stratégie et capacité d’adaptation ont été mis à rude épreuve.


Cinq Safety Cars en une heure et demie.
Ce chiffre suffit presque à résumer le début des 4 Heures de Spa-Francorchamps vécues dimanche par IDEC SPORT.
Après un week-end jusque-là particulièrement solide — meilleur temps des Essais Libres 1 pour la #18, victoire au Pit Stop Challenge, record absolu de l’exercice pour le crew #28 et pole position signée par Valerio Rinicella — les deux LMP2 IDEC SPORT abordaient la quatrième manche de l’European Le Mans Series 2026 avec de solides arguments.
Mais en endurance, avoir la performance ne signifie jamais que le scénario sera écrit à l’avance.

Un excellent départ depuis la pole pour la #18
À 13 heures, Jamie Chadwick prend le départ au volant de la #18 depuis la pole position. À ses côtés dans l’équipe, Laurents Hörr et Valerio Rinicella attendent leur tour.
Plus loin sur la grille, Paul Lafargue s’élance depuis la onzième position avec la #28, qu’il partage avec Paul-Loup Chatin et Job Van Uitert.
Jamie Chadwick négocie parfaitement les premiers virages et conserve les commandes de la course.
Mais très rapidement, le rythme de l’épreuve va changer.
Accidents et incidents provoquent les interventions successives de la voiture de sécurité. Au cours de la première heure et demie, la Safety Car entre en piste à cinq reprises.
Pour les pilotes, le défi n’est alors plus seulement d’aller vite.
Il faut attendre. Relancer. Remettre les pneumatiques en température. Retrouver immédiatement le rythme. Puis parfois recommencer quelques minutes plus tard.

« Il y a eu énormément de Safety Cars, c’était assez fou. Quand on se bat aux avant-postes, il est difficile d’être agressif dans les choix stratégiques et de prendre des risques. Au final, les Safety Cars nous ont pénalisés, mais il y a beaucoup de positif à retenir. » Jamie Chadwick – #18 IDEC SPORT
Un scénario que connaît également Paul Lafargue au volant de la #28. « Nous avons eu pas mal de Safety Cars pendant mon relais. C’était une course assez particulière dans ces conditions. On réfléchit aussi à ce que l’on aurait pu faire différemment. » Paul Lafargue – #28 IDEC SPORT


Que change une Safety Car dans une course d’endurance ?
C’est l’un des aspects parfois difficiles à percevoir lorsque l’on regarde une course.
Une Safety Car ne fait pas seulement ralentir les voitures.
Elle peut modifier complètement les écarts et les stratégies.
Une neutralisation peut ouvrir une opportunité pour effectuer un arrêt en perdant moins de temps par rapport aux concurrents. À l’inverse, son déclenchement quelques instants trop tôt ou trop tard peut compromettre une stratégie envisagée.
Et lorsque les neutralisations s’enchaînent comme à Spa, les équipes doivent continuellement recalculer leurs options.
C’est précisément ce qui va accompagner une grande partie des 4 Heures de Spa.


À peine installés, déjà une nouvelle Safety Car
Au terme du temps de conduite de Jamie Chadwick et Paul Lafargue, Laurents Hörr prend le volant de la #18 tandis que Paul-Loup Chatin s’installe dans la #28.
Les deux pilotes ont à peine le temps de prendre leurs marques qu’une nouvelle Safety Car intervient.
Pour la #28, partie depuis la onzième place, ces différentes neutralisations offrent notamment des possibilités de revenir plus haut dans le classement.
« Avec les enchaînements de Safety Cars, il y avait des opportunités stratégiques, notamment la possibilité de profiter d’un arrêt quasiment gratuit. Cela aurait pu nous permettre de nous positionner autour de la cinquième ou sixième place. J’avais une bonne voiture, mais certaines circonstances de course ne nous ont pas été favorables. Je pense qu’aujourd’hui, nous avions le potentiel pour terminer dans le top 5. » Paul-Loup Chatin – #28 IDEC SPORT
Pendant ce temps, la #18 reste engagée dans la bataille aux avant-postes.



La #18 reste dans le match pour le podium
Après le premier relais de Jamie Chadwick, Laurents Hörr maintient la #18 dans le groupe de tête avant de céder à son tour le volant à Valerio Rinicella.
Dans une catégorie LMP2 où les écarts sont particulièrement serrés, quelques dixièmes au tour, un arrêt ou une décision stratégique suffisent à faire évoluer la hiérarchie.
« La course a été faite de hauts et de bas. Nous avons manqué un peu de rythme, pas énormément, mais suffisamment pour nous empêcher d’aller chercher davantage. Nous avons souvent été très proches cette saison. » Laurents Hörr – #18 IDEC SPORT
Auteur de la pole position samedi, Valerio Rinicella est chargé du dernier relais. L’Italien emmène finalement la #18 jusqu’au drapeau à damier en quatrième position.
Un résultat qui apporte de nouveaux points à Jamie Chadwick, Laurents Hörr et Valerio Rinicella, tout en confirmant le niveau de performance affiché par la voiture depuis le début du week-end.
« Nous avons montré tout le week-end que nous avions une voiture rapide. Maintenant, il faut comprendre ce qui nous a manqué, notamment sur les longs relais, pour continuer à progresser. Nous marquons des points et il faut poursuivre dans cette direction. » Valerio Rinicella – #18 IDEC SPORT



La #28 termine dixième des 4 Heures de Spa
Pour la #28, la course se construit différemment. Après Paul Lafargue puis Paul-Loup Chatin, Job Van Uitert effectue le dernier relais.
Parti de la onzième position, l’équipage se bat pendant quatre heures pour progresser dans la hiérarchie. Les différentes fenêtres stratégiques entrevues au fil des neutralisations ne permettent finalement pas à la voiture de concrétiser le potentiel espéré.
La #28 franchit la ligne en dixième position.
« Ce n’est pas le résultat que nous espérions. Ce n’est jamais facile de partir d’où nous partions et de devoir se frayer un chemin pour remonter. Nous n’avons pas commis d’erreur, l’équipe non plus, et c’est quelque chose dont nous pouvons être fiers. Il faut conserver cette dynamique. » Job Van Uitert – #28 IDEC SPORT

De la vitesse, mais encore quelques détails à transformer
Une quatrième et une dixième place : le classement constitue évidemment le verdict du dimanche.
Mais Spa aura également apporté plusieurs confirmations à IDEC SPORT.
La #18 a été la plus rapide lors des Essais Libres 1. Valerio Rinicella a décroché la pole position. Les mécaniciens ont remporté le Pit Stop Challenge avec la #18, tandis que le crew #28 a établi le record absolu de l’exercice en 13.620 secondes.
Autant de performances qui montrent le potentiel présent au sein de l’équipe, mais aussi le niveau d’exigence nécessaire pour convertir cette vitesse sur quatre heures de course.
« Nous aurions aimé repartir de Spa avec davantage, parce que la performance était là. Nous avons montré beaucoup de choses positives, dans le garage comme en piste, mais il reste encore des détails à régler pour transformer cette performance en résultat. Le niveau en LMP2 ne laisse aucune marge : il faut tout mettre bout à bout. Nous repartons avec des points, des enseignements et l’envie de faire mieux. Nous savons que nous avons la vitesse ; à nous maintenant de concrétiser à Silverstone. » Nicolas Minassian – Team Principal IDEC SPORT
Prochain rendez-vous : Silverstone
Spa refermé, IDEC SPORT va désormais analyser les données et les enseignements du week-end belge avant de se tourner vers la suite de l’European Le Mans Series.
Et le prochain rendez-vous aura une saveur particulière puisque l’équipe connaît déjà le terrain : Silverstone, où les premiers essais réalisés cette saison avaient laissé entrevoir un potentiel encourageant.
La cinquième et avant-dernière manche de l’European Le Mans Series 2026 se disputera du 11 au 13 septembre.
Une nouvelle occasion de transformer la vitesse en résultat.