Voile

IDEC SPORT dans le désert sauvage !

L’expression est signée Christophe Houdet, vieux compagnon de route de Francis Joyon et qui officie parmi les quatre membres d’équipage d’IDEC SPORT sur cette ASIAN TOUR de tous les contrastes. Terriblement ralenti hier, totalement arrêté durant plus de 7 heures, après 6 jours d’une cavalcade échevelée vers les latitudes du Grand Sud, le trimaran géant a depuis repris sa course au coeur du désert maritime qu’est l’océan Indien. Un isolement que les hommes d’IDEC SPORT se préparent à rompre de brutale manière avec l’atterrissage de plus en plus rapprochée sur les rivages de l’archipel indonésien. A venir, la frénésie économique et humaine dans laquelle IDEC SPORT va s’immerger à partir de vendredi, pour négocier avec un mélange d’émerveillement et d’ultra prudence les derniers 1000 milles de son périple en Mer de Chine vers Ho Chi Minh Ville.

 

Une longue et pénible phase de transition

« J’avais rarement connu un tel calme plat » décrit Francis Joyon à l’évocation de son 6ème jour de course marqué par une brutale panne de vent. « D’habitude on parvient à avancer cahin-caha à 3 ou 4 noeuds, mais durant plus de 7 heures, le bateau était littéralement collé sur l’eau, à peine poussé par une faible houle. Nous n’étions cependant pas inquiets car nous nous savions au bon endroit, en bordure du centre anticyclonique et le vent est rentré doucement comme prévu. On en a profité pour faire sécher tout ce qui avait été mouillé par l’entrée subite et inopportune de près de 500 litres d’eau dans la coque centrale.»

 

Cap sur le détroit de La Sonde

IDEC SPORT remonte donc plein nord, cap sur le détroit de la Sonde et la porte d’entrée vers la mer de Chine. « Les conditions sont bonnes sans être optimum, » tempère Francis, « Il y a eu beaucoup de grains la nuit dernière, avec des rafales puissantes qui nous ont contraint à manoeuvrer en permanence, passant du gennaker au J1 et vice versa, avec tous nos réglages à reprendre en permanence. Le vent oscille entre 16 et 22 noeuds et nous maintenons une vitesse de l’ordre de 28 à 30 noeuds. Ces conditions devraient tenir jusqu’à l’archipel Indonésien ». Avec plus de 3 200 milles déjà au compteur, en 6 jours, à plus de 22 nœuds de moyenne, Joyon et ses hommes ne sont plus désormais qu’à moins de 2 000 milles de leur but. Ils pourraient se glisser entre Java et Sumatra vendredi matin et entrer ainsi en mer de Chine, dernière portion de ce nouveau record entre l’Ile Maurice et le Vietnam.

 

Un rêve éveillé !

Java, Sumatra… Tout un pan glorieux d’histoires maritimes se profile devant les étraves d’IDEC SPORT. Férus d’histoires de mer, de marins, d’explorateurs, Christophe Houdet et Francis Joyon touchent véritablement du doigt les légendes qui animent leurs rêves. « La compagnie des Indes, les périples des marins Portugais et Flamands, la grande course… nous vivons un rêve ! » avoue Francis. « Cette route est magique et c’est un grand privilège et un grand plaisir de pourvoir à notre tour l’emprunter, à bord de cet extraordinaire trimaran » renchérit Christophe Houdet. « Nous avons encore 24 heures de plaisir, de navigation agréable et facile » précise-t-il. « La suite et la fin de notre parcours seront placées sous de toutes autres configurations. Nous allons, avec le passage à la Sonde, entrer dans un tout autre univers, marqué par la présence d’innombrables îles, qui génèrent un intense trafic maritime. Nous avons hâte de découvrir ces merveilles, avec un peu d’appréhension cependant. L’arrivée sur la Cochinchine s’annonce ardue, avec des vents forts générés par la mousson de Nord Est… »

Voyage de découverte mêlé d’exotisme, le maxi trimaran IDEC SPORT et son équipage s’apprêtent à entrer de plain pied dans les mystères orientaux de cet IDEC ASIAN TOUR.

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